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ceci est un blog polar : une série noire racontée au jour le jour, un affrontement entre un serial-killer et un détective involontaire.

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Un doigt ou deux ?



Shane McGowan n'est plus à une rumeur près. À une époque, juste avant qu'il ne célèbre son dixième décès, le chanteur des Pogues collectionnait les dialyses. Son sang ne supportait plus l'eau... D'autres l'auraient vu traîner dans Londres deux bouteilles de vodka en poche. Ce qui lui vaut aujourd'hui de figurer en bonne place dans le bestiaire Wikipédia au doux registre de "Shane Mc Gowan souffre d'une sévère dépendance à l'alcool". Capable de tout, du meilleur comme du pire bien entendu, l'homme qui raviva Outre-Manche la mode des feuilles de chou et des "quenottes" taillées au cutter n'est pas un alcoolo ordinaire. Depuis son premier groupe, les Nipple Erectors, l'Irlandais à l'accent londonien s'est donné corps et âme à la musique pubistique : celle que l'on écoute dents en avant, le nez dans la mousse, entouré de tentures écossaises, une main agrippée au zinc, l'autre à la cuisse de la voisine. Le tout en tambourinant de ses semelles une moquette - verte ! - élimée et cramée. Autant pilleurs de "tins" que du registre traditionnel irlandais, les Pogues ont remis au goût du jour Dirty Old Town, chanson populaire sentant bon le trèfle créée en 1949 par Ewan McColl et reprise par les Dubliners. Je passe Fiesta - dévalisée par Patrick Sébastien -, The Irish Rover ou encore Fairytale of New York, et vous laisse apprécier ce Gainsbourg à l'eire de lapin (le jeu de mot est pourri mais fallait bien conclure).
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