Stakhanoviste ? Oh que non ! Point de petit ouvrier stalinien qui sommeille en moi. Au contraire. La profusion des articles ici, comme leur fréquence, ne témoigne pas en ma faveur. En analysant de près le rythme des parutions, je me rends compte que mars, avec une moyenne de 1 article rédigé, occupe la lanterne rouge et frôle ainsi la relégation. Les thèmes abordés confirment ce peu d’envie. « Qu’est-ce qui peut bien nous pousser à écrire quand tout va bien ? », s’interroge l’un d’eux. « Des petits maux », répond l’autre. Grosso modo, mars n’est pas mon mois. Ou tout du moins pas celui d’En direct du Pollet. Ce qui n’est pas le cas d’octobre. Avec une moyenne de 16 articles balancés, l’automne démarre en trombe… À la même vitesse que diminuent mon moral et la luminosité. Rien ne vaut une bonne mélancolie, celle des jours perdus, un bon coup d’œil dans le rétroviseur, pour avoir envie d’écrire. Ce midi encore, je me posais la question, récurrente ici : « Pourquoi continuer ce blog ? Pourquoi m’évertuer à coucher tout et n’importe quoi au seul motif de… ? » Au seul motif de… Je ne sais même plus. J'ai de plus en plus l'impression de tourner en rond sur ces pages, de m'y répéter, de révéler toute la platitude de mon intérieur et, moi, de réaliser mon absurdité, cette fuite en avant qui m'habite depuis toujours. Je suis comme les lansquenets, ces mercenaires allemands du XVIe siècle, qui derrière leur prétentieuse élégance, n'étaient que des soudards. Des faussaires.