A la réflexion, les éléments d'une vie, aussi disparates soient-ils, forment un tout plus ou moins rationnel. Nous sommes ce que nous construisons au fil des années, forts de nos expériences, de nos maladresses, faibles de nos certitudes, de nos lâchetés. Il en va ainsi depuis toujours, reste à s'en convaincre et à accepter le jeu... Surtout que le temps n'est en rien responsable de tout ÇA.
Ceux qui croient qu'enfants, "demain", et seulement "demain", conditionne notre avenir, se trompent. Qui pourrait en effet exiger des enfants les mêmes contraintes face au présent que celles imposées aux adultes ? Personne... Et pourtant, l'erreur, l'habitude ou encore les facilités d'hier se répercutent avec d'autant plus de force qu'elles s'inscrivent dans nos histoires personnelles depuis LE premier jour. Bref ! Derrière ces phrases volontairement pompeuses, nous sommes paradoxalement le résultat de nous-mêmes, à la fois élèves et professeurs, à la fois conseillés et conseilleurs.
Nous sentons le mal, discernons le bien, menons notre vie, bifurquons à l'occasion le tout en fonction d'un vécu... En même temps, nous nous autorisons à l'aventure, à l'espérance. Une espérance basée sur des images, souvent des rêves, des mirages dont chacun peut estimer la relative fragilité, et malgré ces feux clignotants nous fonçons, non pas tête baissée mais désireux une nouvelle fois d'apprendre. C'est ça notre moteur... Alors avais-je tort de parler
d'animal froid ? Sans aucun doute : le choix n'entraîne pas le reniement de ses idéaux, il tourne des pages. Seulement des pages qui restent à jamais écrites.