Bon j'abandonne les aventures morbides de J.A. Ayant été pris d'une frénétique envie de tailler mon laurier-sauce hier après-midi, je me pose la question suivante : et si J.A. se lançait à l'assaut d'un polar jardinier ? Un polar qui, comme bien d'autres, met de côté la victime... Parce que ce qui intéresse les lecteurs, c'est d'un côté la perversion du "killer", son goût pour la mort, pour le sang, et de l'autre, la traque menée contre lui. En somme, il s'agit pour le lecteur de se rassurer, de savoir si, un, nos perversions sont universels et, deux, que le crime ne paie pas. Et heureusement car nos rues seraient encombrées de voisins égorgés, de collègues empoisonnés et d'amants étranglés. Alors qu'est-ce qui différenciera ce polar jardinier des autres ? Pas grand chose sauf que, comme Bernard Werber, assassins, victimes, détectives et compagnie vivront dans mon jardin. Des insectes quoi ! Ceux qui me connaissent se disent déjà : le meurtrier, c'est l'araignée... Et ben non, pas de bol, puisque l'araignée, la cantatrice Mizrel, est la première victime d'un serial killer à six pattes. Une artiste retrouvée enroulée dans son fil, la tête arrachée... Et ce serait, J.A, le vilain cloporte, obscure croque-mort, qui mène l'enquête.