Par J. A.
J'ai pris le strict nécessaire : mon passeport, mes cartes de crédit, mes crèmes biotherm, deux ou trois bouquins, des affaires pour une semaine... et une brosse à dents. Pas question de rester plus longtemps à attendre le retour d'Hector. Le message qu'il m'a laissé, est clair : la corde, c'est tout simplement ce qui m'attend. J'ai voulu buter Dou et il entend bien me faire payer cette outrecuidance. Mais comment ai-je pu le louper ? Trois coups de couteau, une chute dans la Seine... Pour moi, c'est sûr, il devait parader avec le Général Vlassov et d'autres héros du Pollet en enfer. Finalement non ! Le Polletais a la peau plus coriace que prévu. Reste qu'aujourd'hui, il a l'avantage, m'obligeant à me cacher comme un vulgaire Golum. Depuis ce matin, je squatte donc chez mon pote Dove : un manouche du Val Druel. Entre deux matches de foot, j'ai essayé de lui expliquer la situation... Mais lui, les emmerdes, il préfère les ignorer. Sa devise : in vino veritas. Ses héros : Zidane, M. Jackson et Boba-Fett. Le reste, il s'en fout. Alors je squatte son canapé... toujours entre deux matches de foot. Et j'attend. Quoi ? Je ne sais pas vraiment. Ce soir, je vais retourner sur les quais.