"Nous faisons de la musique dansante." 1987... L'album sort. Blanc, barré d'un polygone fluorescent et d'un titre plus ou moins évocateur "Substance". En une vingtaine de titres, flash-back de la période 1981-1987, New Order, digne successeur de Joy Division et du charismatique
Ian Curtis, dévoile tout de son talent et se place à l'avant-garde rock de la vague électronique (et numérique) des années 1990. De quoi jeter aux ordures les abats "cryptomoniques" de Wham et autres cochoncetés adolescentes d'alors. Pour moi, c'était la naissance, la découverte d'une véritable identité musicale. Pas besoin d'une mèche, d'une paire de jeans slim, de godasses dignes des maquereaux marseillais... Juste des Doc Martens, un gilet écossais et l'affaire était faite. Comme dirait le père Kipling :
"Alors, les rois, les dieux, la chance et la victoire seront à tout jamais tes esclaves soumis. Et ,ce qui vaut mieux que les rois et la gloire, tu seras un homme mon fils." J'existais. Aujourd'hui, les années ont défilé, les groupes, les modes aussi, Shellshock, Ceremony, Bizarre Love Triangle, Leave me Alone, Age of Consent, Blue Monday demeurent des monuments. Merci. J'ai conscience que ces lignes ont tout du fan perdu. Et alors... Pourquoi devrais-je me plier à la règle platonique du "fermes ta gueule" ?