C'est fou comme septembre peut ressembler à un joli mois de mai. À un joli printemps. Entre rayons de soleil, souvenirs d'été, dernières chaleurs, d'ultimes pots en terrasse et envies d'ailleurs, tout apparaît meilleur. Et la musique vient souligner l'ensemble. Beaucoup de musique pour faire passer la pilule d'un été pourri. Richard Hawley y participe. Avec son timbre de crooner, l'ancien guitariste de Pulp joue la carte du songwriter à cheval entre intimisme et timidité. The Ocean en est l'exemple type... Des envolées, de la simplicité, rien de mieux pour rouler des heures et des heures sur la côte. Je partage une chose avec lui : un goût prononcé pour la mélancolie. Cette mélancolie qui nous permet d'écrire, d'envisager la vie autrement, de croire que tout est possible à travers les mots, les mélodies. Lui, le dit, "les chansons sont sûrement un reflet assez fidèle de ce que je suis. De toute façon, quand on est heureux, on n'a pas envie d'écrire une chanson". On n'a pas envie d'écrire tout court. Et quand on lui demande ce que lui inspire le mot "Interdit", il répond : "C'est une pièce fermée à clef avec tout ce que je désire à l'intérieur."