Si javais pu tout revivre, je laurais fait. Cétait une évidence qui tombait comme ça. Je mourais, tout le monde - ou presque! - était là pour me voir partir, et lidée de tout recommencer flottait. Malheureusement insaisissable, entre ma dernière mèche et un plafond désespérement immmobile. Je navais pas mal. La souffrance relâchait sa pression. Une de ces accalmies qui, en quelques secondes, nous entraînent du lit au pont, à regarder séloigner la côte... La scène sortait tout droit dun roman de Maupassant: un lit, un mourant, une famille éplorée, quelques bougies histoire dajouter un peu plus de solennité à linstant... Et moi qui, me dissociant du futur cadavre, laissait vagabonder mes idées. Sorte de Mr. Loyal dun cirque imaginaire, coinçé entre tragédie et comédie. Ceux qui attendaient patiemment mon départ, je les connaissais, les aimais pour la plupart... Car il ne faut pas se leurrer: peu me manqueront. Y compris parmi ces proches!