Comme s'il fallait signer une trilogie, voici le dernier billet d'une introspection musicale lancée en juin, suite de
J'y étais ! et de
Vas-y, c'est de la bonne !.Vous remarquerez la richesse de la titraille. Richesse qui mériterait d'être ponctuée, pour cettte ultime bafouille, d'un
"Où que j'vais"... Mais non, pudeur oblige, j'ai préféré un
"Ça tire dans tous les coins !" plus passe-partout. Plus équivoque. New Order, Radiohead, Blur, les Smiths... Tout ça a pris un bon coup de vieux. Même si les années 1980 sont revenues aussi vite que les slim - au galop ! -, dans les bacs, les vieux riffs ont abdiqué. Liftés et enfin orchestrés, ils revivent sous d'autres couleurs. Lenny Kravitz, serial burglar des années 1990, peut aller se rhabiller. Les "jeunes" d'aujourd'hui ont du talent. Et de l'audace. Au point de plus savoir où mettre la tête. Ça tire effectivement dans tous les coins. Les modes s'effacent les unes après les autres. Qui se souvient des Franz Ferdinand, balayés par des
Arctic Monkeys ou des
Kaiser Chiefs, moins élégants certes, mais plus bouillonnants, plus offensifs, plus rebelles ? Il suffisait pour ces derniers de comprendre les années 2000, le besoin sournois - pas kitsch ! - des trentenaires en revival et d'empocher la mise. Du coup, les fleurs poussent aux quatre coins de la toile, les styles se croisent et permettent à des Herman Dune, des Grand National, des
National d'exister. A Hubert-Félix T. de sortir son
Scandale Mélancolique sans honte -
"...de la folie des ombres à l'alchimie des heures, on se perd dans le nombre infini des rumeurs..." - et à Katerine de chanter, précurseur,
Parlez-vous anglais Mr Katerine ?. Quelle belle époque ! Sublime.