Un carnage ! Il n'y avait pas d'autre mot... Même lui n'arrivait pas à comprendre ce qu'il s'était passé. À croire qu'il avait voulu recréer la boucherie des tranchées de 1914... Façon 2005 ! Les 11 et 12 novembre étaient passés comme des lettres à la Poste, mais pas le 13. Comme à son habitude, Hector s'était présenté à l'entrée du cinéma, rue de la République, vers 22h. Pas trop tard ni trop tôt... Un film, il voulait juste regardé un film. Pas plus ! Et il se serait tenu à ce programme, si ces deux filles, ces deux blondes, ne l'avaient pas accosté. Aguicheuses ou provocantes, il ne savait plus... Toujours est-il qu'elles l'avaient suivi jusque chez lui au retour. Qu'elles s'étaient moquées. Lui ne pipait mot et attendait... Elles étaient montées. Et l'alcool aidant, s'étaient laissées aller sur le canapé. Lui regardait, amusé et de plus en plus excité. La plus grande, Emma, s'endormit très rapidement : il avait légèrement augmenté la dose d'anxiolytique versé dans leurs verres. La plus petite, Patricia, ne tarda pas à suivre. Libéré de ce poids, Hector se rua sur elles... Et sans concession, les taillada, viola, découpa... Trois heures d'une sinistre boucherie. Trois heures suivies de dix consacrées au seul ménage. Du sol au plafond, de la cuisine à la chambre, tout n'était que mare de sang. Il finit par découper les deux corps... Les bouts finiraient la journée au fond de la Seine.