L'évidence pouvait paraître insupportable mais, au fil des heures, J.A avait appris à aimer ce type. Hector et lui auraient pu être amis. Même âge, mêmes rêves, même goût pour la nostalgie. Tous deux s'étaient retrouvés, les verres de whisky disculpés, autour de souvenirs communs. Seule la chance avait départagé leurs vies... D'un côté, l'équilibre familial, des rencontres accceptées. De l'autre, la furie maternelle, des libertés refusées. J.A aurait pu être Hector et inversement. J.A aurait pu être ce Blond Hair, cette anomalie humaine. Preuve qu'au fond de nous, sommeille un monstre. Un monstre qui ressort parfois dans nos rêves, souvent dans nos cauchemars, tout le temps à travers ces quelques lignes écrites pour terminer un polar mal engagé... Parce qu'au final, J.A et Hector D. ne font qu'un : celui qui, derrière son écran, via son clavier, tente tant bien que mal de ponctuer définitivement cette histoire. Mais a-t-on le droit de révéler que l'auteur est un marionnettiste schizophrène ? Et ses lecteurs des placebos remèdes ?