Au grand prix de la lacheté, J.A se posait là. Alors qu'un peu partout autour de Rouen, se faisait étriper tout ce qui portait jupons, lui se lamentait... En voulant à la police, à ceux qui avaient enfanté un tel monstre, au gouvernement incapable de lui rendre son optimisme d'avant... Bref ! il en voulait à la terre entière, un moyen plus ou moins facile d'éviter de se poser la seule et bonne question : que devait-il faire pour arrêter ce débile profond de Blond hair ? En quinze jours, celui-ci avait zigouillé plus d'une trentaine de femmes... S'enfonçant à chaque fois un peu plus dans le sordide et la boucherie. Langues coupées, doigts brisés, yeux crevés, corps lacérés, ventres éviscérés... La bestialité dont il faisait preuve n'avait plus rien à envier aux stars américaines. Non seulement les rues se désertaient les 18 heures passées, mais les cinémas n'insistaient plus et baissaient le rideau la séance de 16H10 terminée. De toute façon, depuis quelques semaines, la réalité l'emportait sur la fiction... Alors autant lire les unes des journaux à 0,99 plutôt que voir le dernier Saw à 8,50 . Enfin ça ne réglait pas le problème : J.A était un lâche !